« Si je ne me raisonnais à certains moments, je crierais à qui voudrait bien l’entendre qu’Haïti est le plus beau et le plus ravissant pays du monde et que les Haïtiens représentent un peuple beau, grand et magnifique. (...) » Jean Métellus Haïti une nation pathétique -

Jean-Claude Garoute - Tiga : Saint-Soleil, le Poto-Mitan et bien plus


Photo de Jean Guéry

Jean-Claude Garoute, alias Tiga, est né à Port-au-Prince le 9 décembre 1935 et est décédé à Miami le 14 décembre 2006.

Tiga par Marie-José Nadal et Gérard Bloncourt

La peinture haïtienne - Nathan

Fondateur du Poto-Mitan, du musée de Céramique et de Saint-Soleil, Tiga est très apprécié par ses élèvres. Avec Patrick Vilaire et Frido ils forment un trio inoubliable. Sa peinture est abstraite et ses sculptures en terre cuite très stylisées.
Il est peintre, sculpteur-céramiste mais aussi musicien.
Il décore la pavillon d’Haïti au premier Festival mondial des Arts nègres de Dakar en 1966. Il expose un ensemble important de ses œuvres, utilisant simultanément différents moyens d’expression en 1971.
En 1975, il rencontre André Malraux qui se déplace spécialement pour connaître son « école » de Saint-Soleil à Soisson-la-Montagne.
En 1977, il participe avec la troupe Saint-Soleil au Festival du théâtre de Nancy, en France.

Une toile mystérieuse : "L'oeil du cacique"


Photo de Jean Guéry


Jean-Claude garoute vit ses premières années à Jérémie, puis retourne à Port-au-Prince dès l’âge de 6 ans. Et c’est dans la capitale qu’il débute sa carrière de peintre.
Au début des années 70 il monte avec Maud Robard, un centre d’art dont l’objectif est d’inciter des artistes à peindre autour du vaudou. Le centre est basé à Pétion-Ville, mais dans la banlieue de la capitale l’expérience se révèle non concluante. Mais les 2 acolytes tiennent à leur projet et le remonte en 1973 dans la montagne haïtienne : à Kenskoff (Soisson-la-Montagne plus précisément). Ils achètent un terrain, y construisent un atelier et lancent le mouvement « Saint-Soleil » d’une manière originale. En effet, ils tissent des relations étroites avec les habitants locaux : maçons, paysans, cuisinières, couturières, jardiniers, etc. et leur prêtent l’atelier, des pinceaux et des toiles. La peinture qui née de ces haïtiens va s'orienter vers le thème du vaudou. Leur groupe sera considéré comme une école, baptisée « Saint Soleil ». Malraux après sa visite de cette communauté lui donnera une aura mystique, internationale et définitive dans L'Intemporel.

Parmi les premiers peintres de cette école, on retrouve – entre autre - Exil Leroy, Louisiane Saint-Fleurant, Denis Smith et Prospère Pierre-Louis.

C’est un peu la naissance ou la re-naissance de la peinture vaudou, les artistes du mouvement Saint-Soleil :
« Peignent comme il leur plaît ce qu’ils ne se représentent pas » - André Malraux (un an après la première exposition Saint-Soleil au musée d’Art haïtien en 1974)

En 2001, un court métrage retraçant la vie et l’œuvre de Tiga a été réalisé par le cinéaste Arnold Antonin. Ce film documentaire s’intitule « Tiga-Haïti : Rêve, possession, création, folie ».

Sources principales AlterPresse et wikipédia

Jean-Claude Garoute s’est ainsi ressourcé auprès des racines profondes de la culture haïtienne et dira « J’ai appris mon art à l’école du peuple ».
Le Christ par Tiga


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1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour , nous organisons un tournoi de billard dont les profits iront à la CECI pour Haiti. Nous aimerions savoir s' il est possible d' avoir une commandite d' un peintre Hatien pour donner en prix au gagnant du tournoi lequel aura lieu samedi le 13 mars à Québec. Merci et au plaisir de venir en aide à nos amis Haitien. AlIN BRODEUR alainbrodeur481@msn.com

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« (…) Je tenterais même d’expliquer que si Haïti connaît le sort qui est le sien c’est à cause de la jalousie d’un monde qui n’a jamais vu d’un bon œil se développer dans cette partie des caraïbes un peuple capable de réaliser toutes les grandes œuvres humaines (...). »
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