« Si je ne me raisonnais à certains moments, je crierais à qui voudrait bien l’entendre qu’Haïti est le plus beau et le plus ravissant pays du monde et que les Haïtiens représentent un peuple beau, grand et magnifique. (...) » Jean Métellus Haïti une nation pathétique -

Audubon - Premier ornithologue du Nouveau Monde



Jean-Jacques (ou John James) Audubon est né en Haïti le 26 avril 1785 et décède à New York le 27 janvier 1851. C’est le fils illégitime d’une immigrée française Anne Robin et d'un capitaine breton et protestant, Jean Audubon, qui possédait des plantations.


Il est maintenant considéré comme « le premier ornithologue du Nouveau Monde ».


Et Lamartine dira de lui :
« Audubon aurait été partout ailleurs un grand philosophe, un grand orateur, un grand poète, un grand homme d'Etat, un Jean-Jacques Rousseau, un Montesquieu, un Chateaubriand. Là il n'a pu être qu'un naturaliste, un peintre et un descripteur d'oiseaux d'Amérique, un Buffon des Etats du Nord, mais un Buffon de génie, passant sa vie dans les forêts vierges (...) et écrivant avec l'enthousiasme de la solitude quelques pages de la grande épopée animale de la création. »
Lamartine, Cours familier de littérature, Paris, 1865

D’abord élevé en France, à Nantes par sa belle-mère puis aux Etats-Unis par des quakers qui lui apprennent l'anglais. Il commence à étudier l'histoire naturelle qui le passionne depuis son plus jeune âge, à peindre des oiseaux et mène la première opération de baguage du continent américain :
Il noue un fil à la patte d'une moucherolle (Sayornis phoebe) et remarque ainsi que ces oiseaux reviennent nicher chaque année aux mêmes endroits. Il commence également à dessiner et à peindre des oiseaux.
Jean-Jacques Audubon décide alors de poursuivre son étude de la nature et la pratique de la peinture : il descend le Mississippi avec son fusil, sa boîte de couleurs et son assistant, dans l'intention de trouver et de peindre toutes les espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord.

Sa méthode est simple :
  • il abat les oiseaux avec du petit plomb pour ne pas les « défigurer »
  • il les redresse ensuite avec du fil de fer pour leur rendre une position / apparence naturelle
  • puis il les peint ou les dessine dans leur habitat naturel.

En procédant ainsi qu’il se démarque de ses contemporains (en particulier Alexander Wilson).

Il vit de cette science et de son pinceau : il arrondi les fins de mois en vendant des portraits à la commande - il est bien né en Haïti sur le sol du seul peuple de peintres ! (dixit Malraux)

Deux extraordinaires représentations de Jean-Jacques Audubon : Flamant Rose et Pigeons voyageurs

Malgré son talent et l’aspect précurseur de son travail, il ne trouve pas d’éditeur à Philadelphie pour ses dessins d'oiseaux : il avait attiré la jalousie des sommités de l'Academy of Natural Sciences …

En 1826 il retourne en Europe, à Londres avec tous ses dessins : les Britanniques ne s’en lassent pas. En effet, ils sont pointus détaillées et montrent une Amérique sauvage, belle et pleine de forêts : son succès est immédiat et il sort Les Oiseaux d'Amérique entre 1830 et 1839.

Cet ouvrage innovant et copieux : quatre volumes contenant 435 planches grandeur nature peintes à la main est plébiscité par tous. Le roi George IV le fait rentrer dans la Royal Society.

Il côtoie alors les plus grands et les plus grand par-terre des scientifiques (la Wernerian Natural History Association, le professeur Robert Jameson, Charles Darwin, l'anatomiste Robert Knox, William MacGillivray).

Il complète son ouvrage Les Oiseaux d'Amérique de biographies ornithologiques (Édimbourg, 1831-1839, 5 volumes in-8), qui décrivent la vie des espèces dessinées.

De retour en Amérique du Nord, enfin riche, il achète une propriété sur l'Hudson qui est aujourd'hui Audubon Park.

Par la suite :

  • En 1842, il publie une édition populaire des Oiseaux d'Amérique.
  • Il entame avec le docteur John Bachman, la description des mammifères et des quadrupèdes vivipares d'Amérique du Nord, qui sera achevé par ses fils et son gendre et paraîtra à New York en 1850.
La Massachusetts Audubon Society, la première parmi les sociétés Audubon, a été fondée et nommée en son honneur en 1896. Plusieurs communes et un comté dans l'Iowa portent également son nom. La Audubon Society compte 600.000 membres et est la première organisation américaine de protection de la nature.

Source : l’exposition Audubon et wikipédia

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« (…) Je tenterais même d’expliquer que si Haïti connaît le sort qui est le sien c’est à cause de la jalousie d’un monde qui n’a jamais vu d’un bon œil se développer dans cette partie des caraïbes un peuple capable de réaliser toutes les grandes œuvres humaines (...). »
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