Il est maintenant considéré comme « le premier ornithologue du Nouveau Monde ».
« Audubon aurait été partout ailleurs un grand philosophe, un grand orateur, un grand poète, un grand homme d'Etat, un Jean-Jacques Rousseau, un Montesquieu, un Chateaubriand. Là il n'a pu être qu'un naturaliste, un peintre et un descripteur d'oiseaux d'Amérique, un Buffon des Etats du Nord, mais un Buffon de génie, passant sa vie dans les forêts vierges (...) et écrivant avec l'enthousiasme de la solitude quelques pages de la grande épopée animale de la création. »
D’abord élevé en France, à Nantes par sa belle-mère puis aux Etats-Unis par des quakers qui lui apprennent l'anglais. Il commence à étudier l'histoire naturelle qui le passionne depuis son plus jeune âge, à peindre des oiseaux et mène la première opération de baguage du continent américain :
Il noue un fil à la patte d'une moucherolle (Sayornis phoebe) et remarque ainsi que ces oiseaux reviennent nicher chaque année aux mêmes endroits. Il commence également à dessiner et à peindre des oiseaux.
Sa méthode est simple :
- il abat les oiseaux avec du petit plomb pour ne pas les « défigurer »
- il les redresse ensuite avec du fil de fer pour leur rendre une position / apparence naturelle
- puis il les peint ou les dessine dans leur habitat naturel.
En procédant ainsi qu’il se démarque de ses contemporains (en particulier Alexander Wilson).
Il vit de cette science et de son pinceau : il arrondi les fins de mois en vendant des portraits à la commande - il est bien né en Haïti sur le sol du seul peuple de peintres ! (dixit Malraux)
Deux extraordinaires représentations de Jean-Jacques Audubon : Flamant Rose et Pigeons voyageurs
Malgré son talent et l’aspect précurseur de son travail, il ne trouve pas d’éditeur à Philadelphie pour ses dessins d'oiseaux : il avait attiré la jalousie des sommités de l'Academy of Natural Sciences …
En 1826 il retourne en Europe, à Londres avec tous ses dessins : les Britanniques ne s’en lassent pas. En effet, ils sont pointus détaillées et montrent une Amérique sauvage, belle et pleine de forêts : son succès est immédiat et il sort Les Oiseaux d'Amérique entre 1830 et 1839.
Cet ouvrage innovant et copieux : quatre volumes contenant 435 planches grandeur nature peintes à la main est plébiscité par tous. Le roi George IV le fait rentrer dans la Royal Society.
Il côtoie alors les plus grands et les plus grand par-terre des scientifiques (la Wernerian Natural History Association, le professeur Robert Jameson, Charles Darwin, l'anatomiste Robert Knox, William MacGillivray).
Il complète son ouvrage Les Oiseaux d'Amérique de biographies ornithologiques (Édimbourg, 1831-1839, 5 volumes in-8), qui décrivent la vie des espèces dessinées.
De retour en Amérique du Nord, enfin riche, il achète une propriété sur l'Hudson qui est aujourd'hui Audubon Park.
Par la suite :
- En 1842, il publie une édition populaire des Oiseaux d'Amérique.
- Il entame avec le docteur John Bachman, la description des mammifères et des quadrupèdes vivipares d'Amérique du Nord, qui sera achevé par ses fils et son gendre et paraîtra à New York en 1850.
Source : l’exposition Audubon et wikipédia
----------------------------------------------------------------------------
Liens



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Bonjour et bienvenu sur "Le rayonnement d'Haïti"
Vous pouvez poster un commentaire, une remarque ou une question.
Bien cordialement,
Leshaitiens.com