« Si je ne me raisonnais à certains moments, je crierais à qui voudrait bien l’entendre qu’Haïti est le plus beau et le plus ravissant pays du monde et que les Haïtiens représentent un peuple beau, grand et magnifique. (...) » Jean Métellus Haïti une nation pathétique -

Wilson Bigaud

Wilson Bigaud naquit dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince, le 29 janvier 1931.

Il n'avait que 15 ans lorsqu'il fut conduit, pour la première fois, au Centre d'Art, par Hector Hyppolite. A l'école plutôt que de jouer avec les autres enfants, il dessinait sans cesse.

Première période : la bonne humeur

Il aimait peindre les quartiers populaires ; ceux qui lui étaient familiers. Ses thèmes sont liés aux festivités populaires : le carnaval, les "raras". Sa bonhomie se reflète aussi dans ses oeuvres où il présente des cérémonies vaudou. En effet, vous n'y trouverez rien d'effayant, rien de macabre.


Deuxième période : la quiétude - sérénité

Il a mûri ; sa bonne humeur fait place à une sorte de quiétude. Son Paradis Terestre (ci-dessous) appartient à cette époque. Il y travailla pendant plus de trois mois. Exposé en Haïti et dans toutes les capitales de l'Amérique, il devait donner un renom international à son jeune créateur. Il avait alors, 20 ans.


Troisième période : la mélancolie

Sa sérénité est remplacée par une mélancolie profonde. Ses couleurs passent du vert à l'orange rehaussé par un jaune or, puis du rouge au brun. L'oeuvre devient plus sobre.


Source Jean-Marie Drot - Directeur de l'Académie de France à Rome - Haïti : Art naïf, art vaudou / extraits
Ouvrage des Galeries nationales du grand palais - Paris 1988

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« (…) Je tenterais même d’expliquer que si Haïti connaît le sort qui est le sien c’est à cause de la jalousie d’un monde qui n’a jamais vu d’un bon œil se développer dans cette partie des caraïbes un peuple capable de réaliser toutes les grandes œuvres humaines (...). »
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